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Laurie Raphaël : haute voltige gastronomique de Québec à Montréal

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance, sur invitation de Suzanne Gagnon (la charmante épouse de Daniel Vézina) de faire l’essai de Vision, le nouveau menu dégustation en dix ou cinq services des restaurants Laurie-Raphaël de Québec et de Montréal.  Chapeauté par Daniel Vézina, imaginé dans leur ville respective par les chefs de cuisine, le menu Vision impressionne pour plusieurs raisons.

La bistro-quoi?

Si vous connaissez Suzanne Gagnon et Daniel Vézina, vous savez qu’ils ne font pas les choses comme les autres. De la bouche de Suzanne, alors que tous les restaurants cherchent à se « bistronomiser », le Laurie-Raphaël, lui, se gastronomise.  Concrètement, ça veut dire quoi? Ça veut dire que le menu Vision du Laurie-Raphaël, autant à Montréal qu’à Québec, n’a rien de casual. Ici, on fait de la haute gastronomie et on l’assume complètement.

Récits de deux soirées, huit heures de dégustation, 20 services, autant de verres de vin et beaucoup, beaucoup de plaisir.

Québec

Un samedi soir d’avril, à Québec. Un samedi gris un peu insignifiant comme on dirait qu’il n’y a que Québec qui sait les faire. Après une journée passée en famille à l’Ile d’Orléans,  je rejoins mon amie Catherine Lefebvre. On se met belles et on saute dans le taxi direction Laurie-Raphaël.

Ce qui frappe en entrant dans le restaurant bondé de gens qui ont l’air heureux d’être là, c’est d’abord les changements apportés à la déco, qui est plus dramatique, plus théâtrale qu’avant. Les tables sont épurées, presque nues. On veut habiller la table au fur et à mesure que la soirée avance, que l’œil ne soit distrait par rien d’autre que la nourriture qu’on s’apprête à déguster.  Et go!

TableLR

Je ne décrirai pas tous les plats puisque le menu Vision change au rythme des saisons. J’ai par contre vécu une très belle expérience gustative. Moi qui penche plutôt vers la simplicité normalement quand je vais au restaurant, j’ai beaucoup aimé la recherche et, surtout, l’inspiration qui vient avec chacun des plats présentés.

Parmi les dix services dégustés, j’ai eu quelques (gros) coups de cœur, comme le duo soupe et sandwich à l’omble chevalier, crabe et asperges, un beau clin d’œil à un classique de la cuisine rapide et réconfortante de nos mamans. J’ai également craqué pour  le suprême de caille avec seigle, malt et bière et l’agneau de l’Île d’Orléans avec son couscous aux têtes de violon marinées et chèvre. Une superbe mise en valeur de nos produits locaux.

Mon mini bémol? Un peu trop de spectacle dans certains plats. C’est très personnel, mais personnellement, je ne suis pas particulièrement férue de la fumée dans l’assiette ou des plats déconstruits – la cuisine de Raphaël est tellement bonne que je trouve qu’elle aurait avantage à être moins « spectaculaire », plus « naturelle ».

Montréal

Un autre samedi soir, début mai. Une des premières journées d’été qui rend Montréal un peu frénétique. Cette fois-ci, c’est mon amoureux qui se joint à moi pour goûter au menu Vision.  On prend place dans la très jolie salle à manger située à la mezzanine de l’Hôtel Le Germain sur Mansfield et, avec un verre de champagne, commence le ballet gastronomique.

La cuisine de l’équipe de Montréal me rejoint beaucoup. Recherchée et complexe, elle garde un petit côté brut, une belle simplicité qui m’a réellement séduite. Dix services, dix accords,  dix moments de grâce pour la bouche et les yeux.

Mon mini bémol : Contrairement à la version de Québec, de laquelle je suis sortie repue mais pas trop pleine, le menu de Montréal était un tantinet trop lourd. Mon amoureux et moi avons dû partager le service de fromage et les desserts.

Avec Daniel Vézina

Avec Daniel Vézina

Autant à Québec qu’à Montréal, les accords mets et vins ont été pensés par le sommelier Hugo Duchesne, qui a fait de l’excellent travail et qui sort des sentiers battus – ce que j’aime particulièrement.

C’est combien, tout ça?

Comme toute bonne table où les produits sont de qualité supérieure et où il y a une réelle recherche gastronomique, le menu Vision du Laurie-Raphaël est assez coûteux, soit 190 $ par personne incluant l’accord mets et vins. 190 $ très bien investis, si vous voulez mon avis, puisque l’expérience est fabuleuse du début à la fin, service compris. Une délicieuse façon de célébrer une occasion spéciale ou, tout simplement pour se féliciter d’être en vie.

Laurie Raphaël Québec

Laurie Raphaël Montréal 

Mes deux expériences au Laurie-Raphaël étaient une gracieuseté des propriétaires des établissements de Québec et Montréal. 

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La Brasserie T! toquée de la truffe noire!

Cette semaine, un ami m’a envoyé des photos d’une soirée spectaculaire qui avait eu lieu l’an passé. Une soirée euphorique où j’avais bien bu, bien mangé et, surtout, beaucoup ri. C’était la soirée truffe noire de la Brasserie T!, le resto "prêt-à-porter" du duo Laprise/Lamarche, reconnu pour le fabuleux Toqué. Bonne nouvelle, le 9 février prochain, la Brasserie T! célèbre à nouveau le diamant noir de la bouffe et vous êtes comme un peu obligé d’y aller.

Ma copine Claude enlève de la truffe sur mon décolleté pendant que je discute avec N. Laprise. Soirée décadente.

Ma copine Claude enlève de la truffe sur mon décolleté pendant que je discute avec N. Laprise. Soirée décadente.

Comment ça fonctionne? C’est simple. De 11h30 à minuit, samedi prochain, toute la carte devient truffée: on ajoute de la truffe sur tous les plats de l’entrée au dessert, pour un supplément d’environ 30% sur le prix habituel, produit de luxe oblige (comme celle-ci est pas mal accessible, la majoration, je vous rassure, ne tuera pas votre porte-monnaie).

Quelques gourmandises à anticiper, en plus de la carte régulière:

  • Huîtres crues et gelée d’Armagnac truffée
  • Sandwich aux truffes de Michel Rostang
  • Brouillade et boudin de Jean-Philippe Billoux
  • Poulet en croute de sel *
  • Omble en Bellevue *
  • Roulade de lapin en sauce Royale
  • Bar rayé de Normand Laprise
  • Fausse truffe

* L’omble en Bellevue et le poulet en croûte de sel sont des plats à partager disponibles seulement si vous le demandez en réservant votre table – pas sur place. Vous direz pas que je vous l’ai pas dit.

Ça semble agréable, n’est-ce pas? Promis, ça l’est. Réservez tout de suite, ça se remplit vite!

Alors je vous vois là?

Ah. Oui, je voulais vous dire, aussi. Quand vous y serez, si vous n’avez jamais vu ou senti une vraie truffe de proche, demandez à le faire. C’est réellement un aliment spécial. Son odeur, sa texture, son goût…une classe à part. Vous verrez.

Bon j’ai fini pour vrai, là. À samedi! Toutes les infos pour réserver sont ici.

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2013, l’année de…

D’abord, chers lecteurs, permettez-moi de commencer l’année sur une note un tantinet kétaine: j’aimerais vous dire merci. Merci de me lire, d’aimer ce que je fais. Merci de me suivre dans mes aventures culinaires. Merci de m’être aussi fidèles et ce, malgré le fait que je ne sois pas aussi assidue que je ne le souhaiterais. Je vous aime.

Bon. Voilà, c’est fait. Maintenant, passons à l’année qui commence aujourd’hui. Je vous fais grâce de mes prédictions de tendances bouffe pour l’année, je pense qu’on a fait le tour un peu partout sur les Internets. J’ai plus envie de vous faire part de quelques unes de mes résolutions bouffe. Résolutions qui, je l’espère, sauront vous influencer un tout petit mini peu dans vos découvertes culinaires cette année. Voici:

  1. Cuisiner plus: Depuis peut-être deux ou trois ans, je cuisine quand même pas mal et je m’en viens pas pire pantoute. Cela dit, j’ai envie de cuisiner encore plus, d’approfondir mes connaissances. Ce qui m’aidera? Continuer à commander des paniers de Tagada, créateur d’épicerie. Ça me force à manger mieux et à me diversifier dans la cuisine. Mine de rien, on achète souvent les mêmes choses quand on fait le marché nous-mêmes. En cuisinant plus, je veux aussi éviter le gaspillage le plus possible – utiliser tout ce que je peux et jeter le moins possible. 
  2. Manger mieux: Tout est une question d’équilibre, c’est vrai. Dans ma propre cuisine, cet équilibre est relativement facile à garder. Quand on est une bibitte à resto comme moi, par contre, et qu’on aime un peu l’excès (aussi comme moi), l’équilibre a tendance à attraper une labyrinthite temporaire à l’extérieur de la maison. Je ne promets pas de miracle, mais cette année je souhaite vraiment tenter d’être plus intelligente dans ma façon de manger (et de boire) au resto. Il y aura sans doute des soirées où cette résolution prendra le bord, mais tsé, on fait ce qu’on peut.
  3. Retourner à mes premiers amours: Montréal est une ville difficile en ce qui a trait à la gastronomie. Pourquoi? Parce qu’il y a tellement de choix que c’est déchirant de décider où on veut aller. Il y tant de nouveaux restos qu’on les privilégie souvent, au détriment de nos premiers amours. Cette année, je me promets donc de retourner plus souvent aux endroits que j’ai toujours aimé. Les nouveaux restos peuvent attendre quelques semaines (de toute façon, on s’entend qu’au début, c’est jamais très très parfait).
  4. Un budget de restaurant: Bon. On aurait cru que j’aurais pensé à ça avant, mais pas vraiment. Je suis chanceuse parce que, quand je sors, on m’offre souvent des choses, mais reste que ça coûte une petite fortune, aller au resto souvent. Je me promets donc de tenter de budgéter un peu mieux mes sorties afin de pouvoir le faire plus souvent – et d’avoir à sacrifier moins de choses importantes, comme les chaussures (!).
  5. Laisser le sarcasme de côté: Il est aisé, quand on fait ce que je fais, de devenir un peu blasée. On a le sarcasme facile, y’a pas grand chose d’impressionnant ou d’excitant. Cette année, je me promets de me laisser émerveiller plus facilement. Je me promets laisser tomber mes préjugés sur tel ou tel endroit, chef, restaurateur, etc. Je me promets de retrouver l’étincelle, la naïve gourmandise que j’ai peut-être un peu perdue dernièrement.
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Quand je parle d’émerveillement…c’est aussi simple que de sentir une truffe blanche

Et vous, vous en avez, des résolutions gourmandes?

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