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Laurie Raphaël : haute voltige gastronomique de Québec à Montréal

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance, sur invitation de Suzanne Gagnon (la charmante épouse de Daniel Vézina) de faire l’essai de Vision, le nouveau menu dégustation en dix ou cinq services des restaurants Laurie-Raphaël de Québec et de Montréal.  Chapeauté par Daniel Vézina, imaginé dans leur ville respective par les chefs de cuisine, le menu Vision impressionne pour plusieurs raisons.

La bistro-quoi?

Si vous connaissez Suzanne Gagnon et Daniel Vézina, vous savez qu’ils ne font pas les choses comme les autres. De la bouche de Suzanne, alors que tous les restaurants cherchent à se « bistronomiser », le Laurie-Raphaël, lui, se gastronomise.  Concrètement, ça veut dire quoi? Ça veut dire que le menu Vision du Laurie-Raphaël, autant à Montréal qu’à Québec, n’a rien de casual. Ici, on fait de la haute gastronomie et on l’assume complètement.

Récits de deux soirées, huit heures de dégustation, 20 services, autant de verres de vin et beaucoup, beaucoup de plaisir.

Québec

Un samedi soir d’avril, à Québec. Un samedi gris un peu insignifiant comme on dirait qu’il n’y a que Québec qui sait les faire. Après une journée passée en famille à l’Ile d’Orléans,  je rejoins mon amie Catherine Lefebvre. On se met belles et on saute dans le taxi direction Laurie-Raphaël.

Ce qui frappe en entrant dans le restaurant bondé de gens qui ont l’air heureux d’être là, c’est d’abord les changements apportés à la déco, qui est plus dramatique, plus théâtrale qu’avant. Les tables sont épurées, presque nues. On veut habiller la table au fur et à mesure que la soirée avance, que l’œil ne soit distrait par rien d’autre que la nourriture qu’on s’apprête à déguster.  Et go!

TableLR

Je ne décrirai pas tous les plats puisque le menu Vision change au rythme des saisons. J’ai par contre vécu une très belle expérience gustative. Moi qui penche plutôt vers la simplicité normalement quand je vais au restaurant, j’ai beaucoup aimé la recherche et, surtout, l’inspiration qui vient avec chacun des plats présentés.

Parmi les dix services dégustés, j’ai eu quelques (gros) coups de cœur, comme le duo soupe et sandwich à l’omble chevalier, crabe et asperges, un beau clin d’œil à un classique de la cuisine rapide et réconfortante de nos mamans. J’ai également craqué pour  le suprême de caille avec seigle, malt et bière et l’agneau de l’Île d’Orléans avec son couscous aux têtes de violon marinées et chèvre. Une superbe mise en valeur de nos produits locaux.

Mon mini bémol? Un peu trop de spectacle dans certains plats. C’est très personnel, mais personnellement, je ne suis pas particulièrement férue de la fumée dans l’assiette ou des plats déconstruits – la cuisine de Raphaël est tellement bonne que je trouve qu’elle aurait avantage à être moins « spectaculaire », plus « naturelle ».

Montréal

Un autre samedi soir, début mai. Une des premières journées d’été qui rend Montréal un peu frénétique. Cette fois-ci, c’est mon amoureux qui se joint à moi pour goûter au menu Vision.  On prend place dans la très jolie salle à manger située à la mezzanine de l’Hôtel Le Germain sur Mansfield et, avec un verre de champagne, commence le ballet gastronomique.

La cuisine de l’équipe de Montréal me rejoint beaucoup. Recherchée et complexe, elle garde un petit côté brut, une belle simplicité qui m’a réellement séduite. Dix services, dix accords,  dix moments de grâce pour la bouche et les yeux.

Mon mini bémol : Contrairement à la version de Québec, de laquelle je suis sortie repue mais pas trop pleine, le menu de Montréal était un tantinet trop lourd. Mon amoureux et moi avons dû partager le service de fromage et les desserts.

Avec Daniel Vézina

Avec Daniel Vézina

Autant à Québec qu’à Montréal, les accords mets et vins ont été pensés par le sommelier Hugo Duchesne, qui a fait de l’excellent travail et qui sort des sentiers battus – ce que j’aime particulièrement.

C’est combien, tout ça?

Comme toute bonne table où les produits sont de qualité supérieure et où il y a une réelle recherche gastronomique, le menu Vision du Laurie-Raphaël est assez coûteux, soit 190 $ par personne incluant l’accord mets et vins. 190 $ très bien investis, si vous voulez mon avis, puisque l’expérience est fabuleuse du début à la fin, service compris. Une délicieuse façon de célébrer une occasion spéciale ou, tout simplement pour se féliciter d’être en vie.

Laurie Raphaël Québec

Laurie Raphaël Montréal 

Mes deux expériences au Laurie-Raphaël étaient une gracieuseté des propriétaires des établissements de Québec et Montréal. 

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La Brasserie T! toquée de la truffe noire!

Cette semaine, un ami m’a envoyé des photos d’une soirée spectaculaire qui avait eu lieu l’an passé. Une soirée euphorique où j’avais bien bu, bien mangé et, surtout, beaucoup ri. C’était la soirée truffe noire de la Brasserie T!, le resto "prêt-à-porter" du duo Laprise/Lamarche, reconnu pour le fabuleux Toqué. Bonne nouvelle, le 9 février prochain, la Brasserie T! célèbre à nouveau le diamant noir de la bouffe et vous êtes comme un peu obligé d’y aller.

Ma copine Claude enlève de la truffe sur mon décolleté pendant que je discute avec N. Laprise. Soirée décadente.

Ma copine Claude enlève de la truffe sur mon décolleté pendant que je discute avec N. Laprise. Soirée décadente.

Comment ça fonctionne? C’est simple. De 11h30 à minuit, samedi prochain, toute la carte devient truffée: on ajoute de la truffe sur tous les plats de l’entrée au dessert, pour un supplément d’environ 30% sur le prix habituel, produit de luxe oblige (comme celle-ci est pas mal accessible, la majoration, je vous rassure, ne tuera pas votre porte-monnaie).

Quelques gourmandises à anticiper, en plus de la carte régulière:

  • Huîtres crues et gelée d’Armagnac truffée
  • Sandwich aux truffes de Michel Rostang
  • Brouillade et boudin de Jean-Philippe Billoux
  • Poulet en croute de sel *
  • Omble en Bellevue *
  • Roulade de lapin en sauce Royale
  • Bar rayé de Normand Laprise
  • Fausse truffe

* L’omble en Bellevue et le poulet en croûte de sel sont des plats à partager disponibles seulement si vous le demandez en réservant votre table – pas sur place. Vous direz pas que je vous l’ai pas dit.

Ça semble agréable, n’est-ce pas? Promis, ça l’est. Réservez tout de suite, ça se remplit vite!

Alors je vous vois là?

Ah. Oui, je voulais vous dire, aussi. Quand vous y serez, si vous n’avez jamais vu ou senti une vraie truffe de proche, demandez à le faire. C’est réellement un aliment spécial. Son odeur, sa texture, son goût…une classe à part. Vous verrez.

Bon j’ai fini pour vrai, là. À samedi! Toutes les infos pour réserver sont ici.

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2013, l’année de…

D’abord, chers lecteurs, permettez-moi de commencer l’année sur une note un tantinet kétaine: j’aimerais vous dire merci. Merci de me lire, d’aimer ce que je fais. Merci de me suivre dans mes aventures culinaires. Merci de m’être aussi fidèles et ce, malgré le fait que je ne sois pas aussi assidue que je ne le souhaiterais. Je vous aime.

Bon. Voilà, c’est fait. Maintenant, passons à l’année qui commence aujourd’hui. Je vous fais grâce de mes prédictions de tendances bouffe pour l’année, je pense qu’on a fait le tour un peu partout sur les Internets. J’ai plus envie de vous faire part de quelques unes de mes résolutions bouffe. Résolutions qui, je l’espère, sauront vous influencer un tout petit mini peu dans vos découvertes culinaires cette année. Voici:

  1. Cuisiner plus: Depuis peut-être deux ou trois ans, je cuisine quand même pas mal et je m’en viens pas pire pantoute. Cela dit, j’ai envie de cuisiner encore plus, d’approfondir mes connaissances. Ce qui m’aidera? Continuer à commander des paniers de Tagada, créateur d’épicerie. Ça me force à manger mieux et à me diversifier dans la cuisine. Mine de rien, on achète souvent les mêmes choses quand on fait le marché nous-mêmes. En cuisinant plus, je veux aussi éviter le gaspillage le plus possible – utiliser tout ce que je peux et jeter le moins possible. 
  2. Manger mieux: Tout est une question d’équilibre, c’est vrai. Dans ma propre cuisine, cet équilibre est relativement facile à garder. Quand on est une bibitte à resto comme moi, par contre, et qu’on aime un peu l’excès (aussi comme moi), l’équilibre a tendance à attraper une labyrinthite temporaire à l’extérieur de la maison. Je ne promets pas de miracle, mais cette année je souhaite vraiment tenter d’être plus intelligente dans ma façon de manger (et de boire) au resto. Il y aura sans doute des soirées où cette résolution prendra le bord, mais tsé, on fait ce qu’on peut.
  3. Retourner à mes premiers amours: Montréal est une ville difficile en ce qui a trait à la gastronomie. Pourquoi? Parce qu’il y a tellement de choix que c’est déchirant de décider où on veut aller. Il y tant de nouveaux restos qu’on les privilégie souvent, au détriment de nos premiers amours. Cette année, je me promets donc de retourner plus souvent aux endroits que j’ai toujours aimé. Les nouveaux restos peuvent attendre quelques semaines (de toute façon, on s’entend qu’au début, c’est jamais très très parfait).
  4. Un budget de restaurant: Bon. On aurait cru que j’aurais pensé à ça avant, mais pas vraiment. Je suis chanceuse parce que, quand je sors, on m’offre souvent des choses, mais reste que ça coûte une petite fortune, aller au resto souvent. Je me promets donc de tenter de budgéter un peu mieux mes sorties afin de pouvoir le faire plus souvent – et d’avoir à sacrifier moins de choses importantes, comme les chaussures (!).
  5. Laisser le sarcasme de côté: Il est aisé, quand on fait ce que je fais, de devenir un peu blasée. On a le sarcasme facile, y’a pas grand chose d’impressionnant ou d’excitant. Cette année, je me promets de me laisser émerveiller plus facilement. Je me promets laisser tomber mes préjugés sur tel ou tel endroit, chef, restaurateur, etc. Je me promets de retrouver l’étincelle, la naïve gourmandise que j’ai peut-être un peu perdue dernièrement.
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Quand je parle d’émerveillement…c’est aussi simple que de sentir une truffe blanche

Et vous, vous en avez, des résolutions gourmandes?

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Le livre Les Touilleurs (ou le plaisir de bien cuisiner)

Mon premier réflexe, à la réception du bouquin, a été de tweeter "Quel livre magnifique! Très classy – à l’image de la boutique et de ses proprios!" Après avoir pris le temps de le feuilleter et d’en lire quelques passages, je tenterai d’être plus éloquente. 

Les Touilleurs. Depuis dix ans maintenant, c’est une boutique de cuisine absolument fabuleuse qui a pignon sur la rue Laurier. Plus encore, ce sont des ateliers de cuisine avec des grands chefs de notre belle ville ainsi qu’une émission de télévision sur les ondes d’ARTV où Sylvain Côté et François Longpré, les deux charmants propriétaires de la boutique célèbrent l’art de la table et tout ce qui l’entoure. À partir du 16 octobre dans toutes les bonnes librairies, Les Touilleurs c’est aussi un peu plus de 250 pages de recettes, de techniques gourmandes et de plaisir pour les yeux.

Un livre à l’image de ses auteurs et de la boutique

D’un point de vue purement esthétique (avouons-le, même si on dit que ça compte pas, c’est quand même important, un ti-peu), le livre ressemble beaucoup à la boutique de la rue Laurier: classique, indémodable, épuré et plein de lumière. Élégant. Plus en profondeur, il explique plusieurs techniques de cuisine de base qu’on ne prend pas assez le temps d’étudier. Comment faire sa mise en place, par exemple, ou comment bien s’outiller. Le livre est ensuite divisé en 10 catégories de techniques (saler,  les sauces, poêler, frire, confire, braiser, mi-cuit, sous vide, le siphon et le sucre)  qui comptent chacune huit recettes ou plus.  Chacun des chapitres débute avec la technique de base et chaque recette contient des trucs et astuces pour se perfectionner. De plus, on retrouve des espaces pour prendre des notes et écrire nos observations. Les Touilleurs voulaient qu’on cuisine pour vrai avec leur livre, et ça paraît.

La section "Confire"

Touilleurs & Friends

Le livre Les Touilleurs, quoiqu’il contienne plusieurs recettes de leurs crus, regroupe également des recettes de plusieurs de leurs chefs chouchous. Ça tombe bien, plusieurs sont les miens aussi. Ainsi, on retrouve des recettes de complices comme Nick Hodge (j’aime Nick, sa femme Nat et leur travail d’amour – c’est pas un secret), Alexandre Gosselin (aux fourneaux de Chez Victoire, un lieu que j’aime beaucoup. Sa copine Marie-Ève Charron est d’ailleurs la styliste culinaire du livre des Touilleurs.), Danny St-Pierre, Éric Dupuis et plusieurs autres grands de notre belle ville (en rafale: Michelle Marek, Marc-André Jetté, Marie-Fleur St-Pierre, Patrice Demers, Daren Bergeron, Denise Giguère, Thierry Baron, Alain Loivel, Stéphanie Labelle, Guillaume Cantin, Stelio Perombelon et Patrick Laloux). Ça en fait, du talent, dans un seul livre. Hein?

Un autre très bel ouvrage des Éditions Cardinal à se procurer dès sa sortie. Vous l’aimerez autant que moi, j’suis sûre.

Pour toutes les infos  pertinentes sur le bouquin et pour le commander, cliquez ici.

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Un week-end à La Ferme

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance d’aller passer une fin de semaine à Baie-St-Paul, dans la magnifique région de Charlevoix. La raison de ce road trip dans la contrée de l’agneau et du fromage? L’ouverture récente de l’Hôtel La Ferme. J’aurai de la difficulté à vous parler de tout de façon concise, mais je ferai de mon mieux. Survol d’un week-end bourré de coups de coeur.

L’Hôtel La Ferme et son train, qui part des Chutes Montmorency et entre en gare à même l’hôtel vers 11h tous les jours.

Le lieu

D’abord, ce qui frappe quand on aperçoit La Ferme de l’extérieur, c’est l’immensité de la chose. L’hôtel comporte cinq pavillons, soit le Bâtiment Principal, le Clos, la Basse-cour, la Bergerie et le Moulin, tous différents et pensés en fonction de la vie à la Ferme et de ses traditions. De l’extérieur, La Ferme réussit le tour de force d’être si bien intégrée à son environnement qu’on a l’impression qu’elle a toujours été là. On découvre bien vite que cette extraordinaire qualité ne s’applique pas qu’à l’architecture de l’hôtel. Le design, l’esprit et le service sont tels que les habitants de Baie-Saint-Paul, tout comme ceux de la grande région Québec se sont appropriés La Ferme en quelques semaines. C’est devenu chez eux et ça fait plaisir à voir. Retour à l’endroit, donc. Le Bâtiment Principal, noyau de l’hôtel, compte deux restaurants (Le Bercail, un bistro et Les Labours, un restaurant plus haut de gamme) ainsi que le Café du Marché, une salle de spectacle, des salles de réunion, la gare qui accueille chaque jour le train ainsi qu’un marché public qui s’installe à l’extérieur à tous les dimanches. Tous les pavillons ne sont pas encore complétés et l’extérieur n’en est pas à son plein potentiel – mais il est facile de voir où on veut s’en aller avec le lieu. Et c’est merveilleux.

Tout de suite en entrant dans La Ferme, nous sommes déjà charmés. Les designers de chez Lemay Michaud ont créé un lieu contemporain, tout en nous rappelant fréquemment que nous sommes sur l’ancien site d’une ferme, à la campagne. L’équilibre entre l’ancien et le nouveau est remarquablement bien exécuté.

Le Clos

C’est dans Le Clos que nous établissons nos pénates pour la fin de semaine. Influencé par la présence des clochers du couvent des Petites Franciscaines de Marie, le bâtiment abrite 39 chambres sur deux étages, ainsi qu’une cour intérieure (avec un potager!) qui incite au calme et à la méditation. Notre chambre, au rez-de-chaussée, sera mon coup de coeur de la fin de semaine. C’est simple, j’ai eu envie d’y déménager! En ouvrant la porte de notre chambre, c’est comme si le monde autour de nous avait disparu pour laisser place au calme et à une zénitude quasi parfaite. Tout appelle à la relaxation: les couleurs monochromes, le grand lit à baldaquin, le bois, la belle douche en verre et la grande fenêtre qui donne sur une petite terrasse privée.

Le grand lit, très confortable

Petit canapé pour relaxer en regardant la belle campagne

Le terrasse privée, d’où on aperçoit les moutons de la ferme voisine

La bouffe

Bon. J’arrive (enfin) au point qui, j’en suis certaine, vous fait envie depuis le début de ce billet. Lors de mon passage, le Café du Marché n’était pas encore ouvert. Je me concentrerai donc sur les deux restos de l’hôtel, soit le bistro Le Bercail et le restaurant Les Labours. Vous êtes encore là, hein? Ça sera pas long, j’vous le jure.

Le Bercail

Le soir de notre arrivée, mon amoureux et moi avions prévu de nous promener dans Baie-St-Paul pour trouver un endroit un manger. Mais voilà qu’en entrant dans le Bâtiment principal, le Bercail nous allume avec son ambiance feutrée, son four à pizza et son immense cellier. Nous décidons donc de rester à l’hôtel pour manger. Nous nous installons au bar où nous sommes accueillis par le très sympathique Jean-François. Nous commandons l’apéro, un verre de vin blanc de la maison québécoise Les Pervenches. Jean-François nous explique le menu, qui change à chaque semaine. On y retrouve des poissons et légumes marinés, des tartares, des salades et quatre pizzas. La plupart des ingrédients du menu viennent de producteurs qui habitent genre à 3 fermes de là et c’est très bien comme ça. Notre choix s’arrête sur un tartare de saumon à partager en entrée, puis une pizza aux pleurotes et une autre aux saucissons. Le tout est délicieux dans sa simplicité. Juste ce dont on avait besoin.

Les Labours

Nous avons mangé aux Labours 3 fois pendant notre séjour à la Ferme, qui a duré…deux jours. C’est pour dire. Deux fois pour le brunch (et en bien mauvaise blogueuse bouffe, j’ai mangé la même chose les deux matins. C’était à ce point miam.) et une fois pour le souper.

Le brunch 

Une dizaine de choix savoureux et simples. Alors que mon amoureux commande la frittata (il commande TOUJOURS la frittata. C’est comme l’expert.), j’opte pour le déjeuner "bûcheron", qui consiste en un grilled cheese de pain doré dans lequel on retrouve du fromage et du jambon et sur lequel repose un oeuf, brouillé, dans mon cas. Le tout servi avec une salade. La frittata comme le bûcheron sont savoureux – mais nous avons tous deux un gros coup de coeur pour le bûcheron, que nous commanderons d’ailleurs tous les deux le lendemain. Avec extra saucisse (elles sont faites maison…et j’aime tant les saucisses.).

Le bûcheron

Le souper

Après un apéro au Bercail, nous montons souper aux Labours, resto géré par le très sympathique Fred Poitras (anciennement au Cercle à Québec) et dont les cuisines sont prises en charge par l’excellent David Forbes (anciennement au Cercle, à l’Utopie, au Café du clocher penché, à Québec). Le lieu, le soir, est spectaculaire. La cuisine en occupe le centre et c’est avec beaucoup de plaisir que je vois s’affairer le chef et sa brigade, qui ont l’air vraiment contents d’être là, malgré les longues heures qui viennent avec l’ouverture d’un nouveau restaurant. Nous nous installons à table et, vous l’aurez deviné, je laisse ma destinée culinaire entre les mains de notre charmante serveuse et de David. Je reçois une soupe de coquillages absolument divine et un carré d’agneau parfaitement apprêté sur lit de lentilles. Ce que je trouve extraordinaire, c’est que David Forbes me raconte l’histoire de l’agneau, qu’il a pris d’une ferme voisine parce que la productrice est venue le voir, un peu à bout parce qu’une commande a été annulée et qu’elle se retrouvait avec trop d’agneau. C’est un peu ça, la magie de la gastronomie à Charlevoix. Mon copain, quant à lui, se régale. Son coup de coeur? La pièce de porc, qui fond dans la bouche.

La cuisine des Labours

Qu’est-ce qu’on fait?

C’est bien beau la bouffe et le design, là, mais c’est pas tout. Qu’est-ce qu’on fait, pendant tout un week-end à La Ferme? Moi, j’ai choisi de faire la route des saveurs (qui sera le sujet d’un autre billet), mais il y a tout plein d’autres choses à faire. Évidemment, le Massif étant à quelques minutes en voiture, il est toujours possible d’aller y skier ou y faire de la randonnée, dépendamment de la saison. On peut aussi aller marcher sur la plage de Baie-Saint-Paul ou aller visiter les galeries d’art sur la rue Saint-Jean-Baptiste. Sur place, on peut également louer des vélos électriques pour partir à l’aventure. Et ce ne sont là que quelques exemples; Charlevoix est vaste et les activités y sont nombreuses.

Je vous quitte sur quelques photos en vrac. Un album plus complet est disponible sur la page Facebook de ce blogue.

Menu brunch des Labours

Lampe en pots à lait

un corridor du bâtiment principal

Magnifiques lampes faites avec des pinces à glace

Alors, on part à La Ferme?

Hôtel La Ferme

50, rue de la ferme, Baie-Saint-Paul, Québec, G3Z 0G2.
Réception: 418 240-4100
Restaurants: 418 240-4123
Merci au Groupe le Massif et à Richard Germain (oui, il y a un lien de famille) pour l’invitation et pour l’accueil. Vous me reverrez souvent! 

Mon amie la vache, de la ferme voisine à…La Ferme!

 

 
 
 

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Une table pour deux? Avec plaisir!

J’ai un peu de difficulté avec les Fêtes où on est supposés faire PLUS. Au jour de l’an et à la St-Valentin, par exemple, où doit avoir plus de fun. S’aimer plus. Être plus beau que d’habitude. Évidemment, aussi, ça coûte plus cher. À la veille de la St-Valentin, la semaine dernière, je me demandais donc quoi faire pour passer une jolie soirée avec mon amoureux, sans tout le facteur plus. La solution m’a gracieusement été livrée dans une jolie boîte Une table pour deux signée Avec Plaisirs Traîteur!  À l’intérieur? Deux plats principaux savoureux, soit un carré d’agneau et sa sauce colombo et un confit de canard et sa sauce aux framboises.

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Dans la boîte

Dans la boîte se retrouvent chaque élément des deux plats, déjà cuits et emballés sous vide. Avec le canard viennent une sauce aux framboises, des champignons, des betteraves et un risotto d’orge. Le carré d’agneau est quant à lui accompagné de sa sauce colombo, de carottes et d’asperges et du même risotto d’orge. Se retrouvent également dans la boîte deux cartons expliquant de façon très claire comment réchauffer et présenter les plats.

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Après une dizaine de minutes, tous les éléments sont prêts, c’est l’heure de passer à table! Je dresse les assiettes en suivant à peu près les suggestions de dressage (tout en laissant place à ma créativité sans limites).

À table! 

Enfin, on passe à table. C’est mon amoureux qui hérite de l’agneau et moi, du canard. Bien sûr, en bonne gourmande, je goûte à tout.

Carré d’agneau et sa sauce colombo

L’agneau est cuit à la perfection, très tendre et vraiment savoureux. Les légumes sont croquants et le risotto est crémeux. Très très bon.

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Confit de canard avec sa sauce aux framboises

Je suis folle du canard – que d’ailleurs je ne cuisine pas assez. La cuisse de canard confit est fabuleuse et fond dans la bouche et est très bien rehaussée par la sauce aux framboises. Les betteraves et les champignons accompagne le tout de très belle façon. J’en veux d’autre.

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Bref, un repas absolument délicieux et très facile à faire. Je vous le suggère fortement pour ces soirées où vous n’avez pas envie de cuisiner mais quand même envie d’un petit quelque chose de spécial. En plus, comme on achète le vin nous-mêmes, c’est une fraction du prix du resto (même si, vous le savez, j’aime vraiment beaucoup ça, le resto).

Pour les détails et le menu, cliquez ici!

Bon appétit!

Note : le coffret m’a été offert par Avec Plaisirs. 

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De la rue aux étoiles : des burgers pour Dans la rue

L’an dernier, sensiblement à la même date, je vous parlais d’un événement, et surtout d’une cause, qui sont vraiment très très importants pour moi. Je vous parlais de l’événement De la rue aux étoiles, qui est l’événement principal de levée de fonds pour l’organisme Dans la rue, fondé il y a bientôt 30 ans par le Père Emmett Johns.

Voyez, j’ai 28 ans. Je suis jeune et je suis gâtée. J’ai la chance d’être au resto presque tous les jours. Souvent, je goûte à tout et je mange trop. Souvent, je vis des expériences gastronomiques hors de l’ordinaire. Je fais partie d’une minorité de personnes qui sont blasées du foie gras. C’est épouvantable, ce que je dis, hein? Je sais. J’en suis consciente. Et je suis d’autant plus consciente que je suis très privilégiée depuis que je m’implique un peu (jamais assez) auprès de Dans la rue, qui nourrit et vient en aide aux jeunes qui habitent dans la rue et qui ne sont pas au restaurant six jours sur sept. Des jeunes qui sont très très loin d’avoir la chance que j’ai eue et que j’ai encore. Bon. Mon moment mélo est terminé.

En fait, si j’écris tout cela, c’est que je sais que la plupart d’entre vous, mes lecteurs d’amour, avez pas mal la même chance que moi. Vous êtes gourmands, vous êtes épicuriens. Il va donc sans dire que, non seulement vous avez envie de redonner, mais vous avez aussi vraiment envie de venir goûter des burgers préparés par 10 des plus grands chefs de Montréal…non?

Le 21 septembre prochain, au Belvédère du Centre des sciences de Montréal, aura lieu un événement de haute cuisine de rue que vous ne voudrez pas manquer. De la rue aux étoiles réunit les chefs de Barroco, Bice, le BoucanFerreira, Kitchenette, L’Épicier, Le Grain de sel,  le Jolifou, Pintxo et Le St-Urbain, qui seront en compétition pour le titre du meilleur burger de Montréal. Me semble que c’est un le genre de truc où on a le goût d’aller, non?

En plus, un de ces chefs m’a mise à la tâche et je ferai le service, moi aussi. C’est donc l’occasion ou jamais de me voir vous servir des burgers en robe cocktail.

Je vous attends, ok? Ok.

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