Épatée par Lili Co

J’ai négligé ce blogue depuis quelques mois. D’une part parce que mes semaines sont très prises par le boulot (mine de rien, je travaille). D’autre part parce que je vais souvent aux mêmes endroits et que je vous en ai déjà parlé. Finalement et, surtout, parce que je dois avouer que rien de ce qui ouvre en ce moment m’a vraiment impressionnée. Blasée, me direz-vous? Sans doute. Pas assez blasée, par contre, pour m’empêcher de reprendre la plume pour vous parler d’un micro resto qui m’a rendue heureuse, la semaine dernière: Lili Co.

Je connais Catherine Draws, la charmante copropriétaire, depuis un moment et j’ai appris à apprécier son amoureux, associé et baby daddy David Pellizzari via Facebook. Depuis l’ouverture de leur resto, l’an dernier, que j’ai envie d’aller y manger et, mis à part un brunch à la va-vite, je ne m’y étais pas encore arrêtée. Vendredi dernier, j’ai pris mon amie Kat et mon courage à deux mains et je suis enfin sortie de mon Sud-Ouest pour aller m’installer au bar du Lili Co pour une soirée qui m’a vraiment rendue heureuse. Petit compte rendu à ma façon.

Le lieu 

On entre chez Lili Co comme on entre chez quelqu’un qu’on aime. Le tout petit mini resto est décoré de façon élégante et efficace – pas de chichi, mais on s’y sent bien tout de suite. La meilleure place? Au bar, juste devant la cuisine, pour voir David et son équipe (une personne) monter des assiettes avec une originalité et une précision qui font franchement plaisir à voir.

La bouffe

J’hésite entre vous parler juste un peu de la cuisine de Lili Co, histoire de vous donner l’eau à la bouche sans voler de "punch", ou de vous en parler beaucoup pour que vous compreniez mon enthousiasme vis à vis ce petit bijou du Plateau. Je vais essayer de trouver l’équilibre. D’abord, quelques photos:

Succulentes huitres avec une mignonette aux épinards de mer (je pense qu'il y a un terme plus intelligent mais ça m'échappe)

Succulentes huitres avec une mignonette aux épinards de mer (je pense qu’il y a un terme plus intelligent mais ça m’échappe)

Anguille d'eau douce avec sauce taré, sésame et beurre de cajou

Anguille d’eau douce avec sauce taré, sésame et beurre de cajou

Figue brulée et crue avec sirop de framboise et coriandre, fromage de chèvre.

Figue brulée et crue avec sirop de framboise et coriandre, fromage de chèvre.

Gravlax

Gravlax de flétan avec crevettes de matane, pommes, shitake et avocat. Le piment coréen ajoutait une bien belle note épicée au tout.

Bun vapeur avec ris de veau fumés et frits, chou, aioli et oignons verts. J'ai éclaté de rire quand j'ai pris une bouchée de ce plat - qui est juste ridiculement bon.

Bun vapeur avec ris de veau fumés et frits, chou, aioli et oignons verts. J’ai éclaté de rire quand j’ai pris une bouchée de ce plat – qui est juste ridiculement bon.

Maitake, chanterelle claverre et corail. Pochés au BEURRE.  AU BEURRE!!!!!!!

Maitake, chanterelle claverre et corail. Pochés au BEURRE. AU BEURRE!!!!

Ont suivi deux autres plats que je ne peux pas vous montrer parce que les photos sont encore plus moyennes que celles-ci, mais je pense que ça donne une bonne idée de la patente: une cuisine inventive, vraiment nouvelle, qu’on ne goûte NULLE PART ailleurs à Montréal. Ça, mesdames et messieurs, c’est précieux.

Les gens 

Qui dit micro resto dit "micro équipe". Le soir de ma visite, c’est Catherine qui nous a servi et qui a marié de remarquable façon nos plats avec des vins surprenants et délicieux.  Elle était seule au service alors que David officiait en cuisine avec un jeune homme fort efficace. Un service attentif sans être envahissant: une autre belle qualité de Lili Co. Et puis en fin de service, ben…moi j’étais pompette et on a eu bien du plaisir. Encore une qualité.

Je ne vous cache rien: Catherine et David m’ont gracieusement invitée à me régaler chez eux. Pas pour que je fasse un billet (on peut pas dire que j’en écrive à la tonne) – d’ailleurs, ils ne me l’ont pas demandé. Spontanément, j’ai eu envie de faire revivre le blogue le temps de ce billet parce que rares sont les (nouveaux) restaurants qui m’ont rendue aussi heureuse cette année et je suis pas mal persuadée que Lili Co aura le même effet sur vous.

Lili Co

4650 rue Mentana

Réservations recommandées

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Défi Vitalité – des nouvelles

Alors voilà. J’en suis à ma deuxième semaine du Défi Vitalité du Spa Balnea. Mes impressions – sans bullshit

  • Couper l’alcool: la semaine, non seulement c’est facile, mais mon niveau d’énergie augmente de 300 %. La fin de semaine, c’est plus difficile et j’avoue avoir triché un peu. 
  • Couper la caféine: j’avoue que c’est ce qui a été le plus difficile, ce que j’ai le plus ressenti avec force dans mon corps. Les premiers jours, j’ai eu de gros gros maux de tête. Moyennement agréable – mais je réussis quand même bien. Quand j’ai vraiment envie d’un café (j’adore le goût), je bois un décaf. 
  • Manger vegan: Avant même de commencer le défi, j’avais décidé de privilégier une alimentation végétarienne plutôt que végétalienne et, en faisant mes courses pour le défi, j’ai réalisé que mon alimentation est, somme toute, vraiment pas pire. Je ne mange pas beaucoup de sucre à la base et, quand je cuisine à la maison, c’est souvent très santé. J’ai continué à consommer des produits laitiers (très peu, par contre). Aussi, je compte continuer à prendre du Bio-K tous les jours – je me sens vraiment bien depuis que ça fait partie de ma routine. Chose certaine, le côté alimentaire du défi me force à cuisiner tous les jours et à être inventive dans la cuisine et ça, je love.
  • Suer: Je capote sur le site Mon yoga virtuel! Il y a des centaines de vidéos de yoga pour tout le monde. Il y a même des routines de 20 à 30 minutes. Donc pas d’excuse – tout le monde a au moins une demie-heure par jour à consacrer à son body.

En gros? C’est une super expérience, mais j’avoue que si, comme moi, on veut faire le défi dans le but de prendre certaines habitudes de vie plus saines, il est difficile de tout assimiler en même temps. J’aurais préféré avoir un défi adapté à mes besoins. Une suggestion pour l’an prochain, peut-être? 

Si vous voulez participer, il y a un défi qui commence le 1er juin! Ça vaut vraiment la peine, ne serait-ce que pour apprendre à connaître vos limites. 

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Défi vitalité au Balnea

Comme vous l’avez sans doute remarqué, chers lecteurs, je ne suis pas vraiment du type "cure". En ce qui a trait à l’alimentation, je suis plus carpe diem que detox et, bien que je cherche à trouver l’équilibre et à bien m’alimenter, il arrive que ce soit plus difficile. À 30 ans, il est un peu temps de prendre certaines choses en main (ne vous inquiétez pas, je ne flushe pas la bonne chair, je prends juste un petit break en mai) et de créer de nouvelles habitudes de vie plus saines. Ça commence par le défi Vitalité du spa Balnea.

En effet, du 12 mai au 2 juin, je fais un virage vitalité en suivant le programme conçu par Balnea et ma très bonne amie Catherine Lefebvre. Qu’est-ce que ça mange en hiver (j’aurais bien voulu dire au printemps, mais parti comme c’est là…)? Le programme compte trois volets:

  1. Savourer: une alimentation végétalienne pendant trois semaines, sans produits transformés. Je ne consomme déjà pas beaucoup de produits transformés, mais il sera intéressant de les éliminer complètement, en plus de de ne pas consommer de protéines animales. Ah oui.  Ça inclut aussi de couper la caféine et l’alcool. Awesome.
  2. Regénérer: en gros, ça veut dire prendre des probiotiques pour se regénérer l’intérieur.
  3. Transpirer: bouger quotidiennement, aller au spa (la partie cool) et faire du yoga.

La partie cool, c’est que je vous parlerai de mon expérience de façon très régulière, ici et sur ma page Facebook. Vous pourrez donc suivre mes péripéties de cuisine végétalienne et autres frustrations de 5 à 7 manqués.

Si vous avez envie de faire l’aventure vous aussi, vous pouvez vous inscrire sur le site de Balnea et vous procurer, au coût de 200 $, la trousse du participant, qui comprend:

  • Le Manuel et du soutien virtuel, incluant la marche à suivre, le plan de nutrition, le calendrier d’activités, les recettes et autres astuces d’experts
  • Un forfait Vitalité BALNEA (randonnée et yoga suivis de l’expérience thermale BALNEA
  • Un drainage lymphatique ou un massage en profondeur (au BALNEA ou au BATH ROOM)
  • Le NOUVEAU livre de recettes de salades végétaliennes, vivantes et goûteuses de chez Crudessence
  • Six jours d’approvisionnement en probiotiques Bio-K+
  • Un mois d’accès illimité à MonYogaVirtuel
  • Un tapis de yoga format voyage de Lolë

Je ne veux surtout pas vous mettre de pression, là, mais si je suis capable de le faire, vous l’êtes aussi.

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Célébrer le Canada au Pastaga!

À l’heure où le monde entier célèbre les incroyables performances du Canada au Jeux Olympiques de Sotchi, le Pastaga, lui, célèbre la gastronomie de notre beau pays!

Une fois par mois jusqu’au mois d’avril, le chef Martin Juneau reçoit des chefs du Canada anglais pour faire découvrir aux Montréalais les talents de notre grand pays. Ce lundi, les Royal Canadian Monday at Pastaga (RCMP…la pognez-vous?) reçoivent les jeunes et créatifs chefs John Jackson et Connie de Sousa, du restaurant Charcut à Calgary. Pour 60 $ (100 $ avec les accords mets-vins), on pourra déguster six services d’une cuisine rustique et urbaine à la fois, pleine de saveur et de love bien Canadien.

Le dernier événement RCMP, Paris Popup. Photo de la charmante Mayssam Samaha, du blogue Will Travel for Food

Le dernier événement RCMP, Paris Popup. Photo de la charmante Mayssam Samaha, du blogue Will Travel for Food

Voici l’horaire complet des RCMP:

  • 17 février : Connie DeSousa et John Jackson de "Charcut" à Calgary
  • 24 février : Justin Leboe de "Model milk" à Calgary
  • 24 mars : Todd Perrin de "Mallard cottage" à St-John’s
  • Avril : À déterminer

Je sais pas vous, mais moi j’adore cette initiative qui nous démontre qu’il n’y a pas qu’ici que la créativité culinaire peut s’épanouir.

Je vous vois là lundi?

Pour réservations:

Pastaga:

6389 Saint-Laurent
Montréal, PQ, H2S 3C3
(438) 381-6389

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Ludger : le beau mec de St-Henri

Depuis que j’ai emménagé dans le Sud-Ouest, je n’ai plus envie d’en sortir. J’aime tout à propos de ma partie de Montréal: les arbres, les parcs, le marché Atwater, le Canal Lachine et, bien entendu, toutes les fabuleuses options gourmandes qui s’offrent à moi à tous les jours. Parmi celles-ci, Ludger, le petit nouveau bar / resto / appelons-la buvette qui vient de s’installer rue Notre-Dame et sur qui, je l’avouerai, j’ai un petit béguin.

Buvette de quartier

L’intention de Julien Aubin, Madeleine Rivet, Ghislain Beaulieu et Adam Aspelund (aux fourneaux), les quatre partenaires de ce beau projet, semble claire: on a créé Ludger pour que les gens du quartier puissent avoir un bel endroit à eux ou bien (je dirais même très bien) boire et bien manger. Le lieu est simple et chaleureux et a la belle qualité d’être sans prétention sans avoir l’air cheap.

À boire!

Bien que courte, la carte des vins est soignée et contient de bien belles et bien bonnes étiquettes vendues à des prix très raisonnables (entre 33 $ et 82 $). Les amateurs de cocktails sont aussi bien servis avec un menu cocktail traditionnel mais efficace. Mon coup de coeur? Le crémant de Bourgogne Mikulski, dégusté avec mon ami Remy Charest lors de ma dernière visite.

À table!

Comme sa carte des vins, le menu du Ludger est court, mais bien pensé. On y retrouve plusieurs assiettes à partager ou à garder pour soi (un peu plus grosses qu’une entrée mais un peu plus petites qu’un plat principal) et tout ce à quoi j’ai goûté était très bien fait, très honnête. Mention spéciale au gnudis aux lardons, moules et palourdes, qui sont légers comme tout et vraiment réconfortants. Mon petit bémol? Les sliders de brisket qui sont délicieux mais un peu salissants et impossibles à redéposer dans l’assiette une fois entamés. À éviter, donc, si vous avez peur de l’engagement.

Le menu change fréquemment, mais voici un peu de quoi a l'air la carte typique du Ludger. (Photo: Ludger)

Le menu change fréquemment, mais voici un peu de quoi a l’air la carte typique du Ludger. (Photo: Ludger)

Somme toute, le Ludger, c’est un peu la place où on a envie d’être souvent. Pour la gentillesse de ses gens, pour la simplicité du lieu, pour l’ambiance festive. C’est là où on vient pour boire un bon coup, bien manger et célébrer la vie. Je vous y vois bientôt, hein?

Ludger

4001, rue Notre-Dame Ouest

438-383-3229

Note: On ne prend pas les réservations, alors arrivez tôt!

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De la rue aux étoiles 2013 : les hot-dogs revisités par nos chefs préférés au profit de Dans la rue

C’est ce jeudi, le 26 septembre, que se tiendra la fameuse et délicieuse soirée De la rue aux étoiles, soirée bénéfice organisée par le merveilleux organisme Dans la rue, qui vient en aide aux jeunes sans-abris. Cette année, pour célébrer le 25e anniversaire de l’organisme, les chefs invités devront réinventer l’item signature de Dans la rue, celui que le Père Pops distribuait aux jeunes écorchés par la vie: le hot-dog.

Image

Les hot-dogs de Chaud-dogs, dont les chefs seront sur le jury avec moi cette année.

Je participe à De la rue aux étoiles depuis maintenant plusieurs années et c’est un réel plaisir de m’y retrouver à chaque année pour déguster les succulents plats de la rue réinventés par quelques-uns de mes chefs favoris et pour passer du bon temps avec les copains et ce, pour une (TRÈS) bonne cause.

Cette année, les chefs et/ou restos qui relèveront le défi de réinventer le met emblématique de la cuisine de rue sont:

  • Nick Hodge de Icehouse
  • Marc-André Leclerc de Grumman78
  • Jonathan NGuyen de Le Boucan
  • Ristorante Beatrice
  • Le Gros Jambon Diner
  • Marino Tavares de Ferreira
  • Manuel Costa de la Taverne Gaspar
  • Rib n’Reef
  • Zach Suhl du Vieux-Port Steakhouse

Ils seront jugés par le public et par un jury composés de Lesley Chesterman (The Gazette), Jean-Philippe Tastet (Le Devoir),  Jonathan Cheung et Mark D’Aigle(propriétaires du camion Chaud Dogs) ainsi que moi-même.

Les billets sont vendus 150$ l’unité (avec reçu d’impôts de 125$) et incluent la nourriture, les boissons et plusieurs surprises. Une aubaine quand on pense qu’on peut déguster la bouffe d’autant de têtes d’affiche de la restauration à Montréal! Je vous vois là?

Pour acheter vos billets, c’est ici!

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Laurie Raphaël : haute voltige gastronomique de Québec à Montréal

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance, sur invitation de Suzanne Gagnon (la charmante épouse de Daniel Vézina) de faire l’essai de Vision, le nouveau menu dégustation en dix ou cinq services des restaurants Laurie-Raphaël de Québec et de Montréal.  Chapeauté par Daniel Vézina, imaginé dans leur ville respective par les chefs de cuisine, le menu Vision impressionne pour plusieurs raisons.

La bistro-quoi?

Si vous connaissez Suzanne Gagnon et Daniel Vézina, vous savez qu’ils ne font pas les choses comme les autres. De la bouche de Suzanne, alors que tous les restaurants cherchent à se « bistronomiser », le Laurie-Raphaël, lui, se gastronomise.  Concrètement, ça veut dire quoi? Ça veut dire que le menu Vision du Laurie-Raphaël, autant à Montréal qu’à Québec, n’a rien de casual. Ici, on fait de la haute gastronomie et on l’assume complètement.

Récits de deux soirées, huit heures de dégustation, 20 services, autant de verres de vin et beaucoup, beaucoup de plaisir.

Québec

Un samedi soir d’avril, à Québec. Un samedi gris un peu insignifiant comme on dirait qu’il n’y a que Québec qui sait les faire. Après une journée passée en famille à l’Ile d’Orléans,  je rejoins mon amie Catherine Lefebvre. On se met belles et on saute dans le taxi direction Laurie-Raphaël.

Ce qui frappe en entrant dans le restaurant bondé de gens qui ont l’air heureux d’être là, c’est d’abord les changements apportés à la déco, qui est plus dramatique, plus théâtrale qu’avant. Les tables sont épurées, presque nues. On veut habiller la table au fur et à mesure que la soirée avance, que l’œil ne soit distrait par rien d’autre que la nourriture qu’on s’apprête à déguster.  Et go!

TableLR

Je ne décrirai pas tous les plats puisque le menu Vision change au rythme des saisons. J’ai par contre vécu une très belle expérience gustative. Moi qui penche plutôt vers la simplicité normalement quand je vais au restaurant, j’ai beaucoup aimé la recherche et, surtout, l’inspiration qui vient avec chacun des plats présentés.

Parmi les dix services dégustés, j’ai eu quelques (gros) coups de cœur, comme le duo soupe et sandwich à l’omble chevalier, crabe et asperges, un beau clin d’œil à un classique de la cuisine rapide et réconfortante de nos mamans. J’ai également craqué pour  le suprême de caille avec seigle, malt et bière et l’agneau de l’Île d’Orléans avec son couscous aux têtes de violon marinées et chèvre. Une superbe mise en valeur de nos produits locaux.

Mon mini bémol? Un peu trop de spectacle dans certains plats. C’est très personnel, mais personnellement, je ne suis pas particulièrement férue de la fumée dans l’assiette ou des plats déconstruits – la cuisine de Raphaël est tellement bonne que je trouve qu’elle aurait avantage à être moins « spectaculaire », plus « naturelle ».

Montréal

Un autre samedi soir, début mai. Une des premières journées d’été qui rend Montréal un peu frénétique. Cette fois-ci, c’est mon amoureux qui se joint à moi pour goûter au menu Vision.  On prend place dans la très jolie salle à manger située à la mezzanine de l’Hôtel Le Germain sur Mansfield et, avec un verre de champagne, commence le ballet gastronomique.

La cuisine de l’équipe de Montréal me rejoint beaucoup. Recherchée et complexe, elle garde un petit côté brut, une belle simplicité qui m’a réellement séduite. Dix services, dix accords,  dix moments de grâce pour la bouche et les yeux.

Mon mini bémol : Contrairement à la version de Québec, de laquelle je suis sortie repue mais pas trop pleine, le menu de Montréal était un tantinet trop lourd. Mon amoureux et moi avons dû partager le service de fromage et les desserts.

Avec Daniel Vézina

Avec Daniel Vézina

Autant à Québec qu’à Montréal, les accords mets et vins ont été pensés par le sommelier Hugo Duchesne, qui a fait de l’excellent travail et qui sort des sentiers battus – ce que j’aime particulièrement.

C’est combien, tout ça?

Comme toute bonne table où les produits sont de qualité supérieure et où il y a une réelle recherche gastronomique, le menu Vision du Laurie-Raphaël est assez coûteux, soit 190 $ par personne incluant l’accord mets et vins. 190 $ très bien investis, si vous voulez mon avis, puisque l’expérience est fabuleuse du début à la fin, service compris. Une délicieuse façon de célébrer une occasion spéciale ou, tout simplement pour se féliciter d’être en vie.

Laurie Raphaël Québec

Laurie Raphaël Montréal 

Mes deux expériences au Laurie-Raphaël étaient une gracieuseté des propriétaires des établissements de Québec et Montréal. 

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